IA et apprentissage de l’anglais : le bilan 2025

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IA et apprentissage de l’anglais : ce que les études de 2024 et 2025 révèlent vraiment

L’IA et l’apprentissage de l’anglais sont devenus, en deux ans, l’un des sujets les plus débattus de la formation linguistique. ChatGPT, Gemini, les applications de conversation et les plateformes adaptatives ont fait entrer l’intelligence artificielle dans les cours d’anglais en ligne, les salles de classe et les parcours financés par le CPF. Mais que sait-on réellement de son efficacité ? En juillet 2024, le British Council a publié la deuxième édition de son rapport de référence Artificial intelligence and English language teaching: Preparing for the future, première étude au monde à croiser revue systématique de dix ans de recherches, enquête auprès de 1 348 enseignants dans 118 pays et interviews de 19 experts. Depuis, des méta-analyses de 2025 et un cadre d’usage officiel en France sont venus enrichir — et parfois nuancer — ce tableau. Voici une synthèse claire pour les formateurs d’anglais et pour les apprenants en France.

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Que dit l’étude du British Council sur l’IA et l’enseignement de l’anglais ?

Son constat central est un décalage frappant entre usage et formation : 76 % des enseignants d’anglais interrogés utilisent déjà des outils d’IA, mais seuls 20 % estiment avoir reçu une formation suffisante pour les intégrer à leur pédagogie, tandis que 54 % se disent insuffisamment formés (rapport British Council, 2ᵉ édition, juillet 2024). Autrement dit : l’IA est déjà dans la classe, mais sans mode d’emploi. Le rapport montre aussi une accélération spectaculaire de la recherche : presque autant d’études sur l’IA en didactique de l’anglais ont été publiées en 2023 (32) que durant les neuf années précédentes réunies (34), avec plus de deux tiers des publications issues d’Asie. Enfin, le British Council insiste sur trois risques majeurs : les biais des modèles (qui peuvent exclure certaines variétés d’anglais), l’influence des grandes plateformes technologiques sur l’éducation, et l’élargissement possible des fractures numériques.

Comment les formateurs d’anglais utilisent-ils l’IA au quotidien ?

Les usages se concentrent aujourd’hui sur la préparation et la personnalisation, plus que sur l’évaluation. Dans l’enquête, les outils les plus utilisés sont les applications d’apprentissage des langues (48 %), l’IA générative (37 %) et les chatbots (31 %) ; côté tâches, les enseignants citent d’abord la création de supports de cours (57 %), l’aide à la pratique de l’anglais (53 %), l’élaboration de fiches de séquence (43 %) et la correction (33 %). L’évaluation (23 %) et l’administratif (19 %) restent marginaux, et environ un enseignant sur quatre déclare ne pas utiliser l’IA du tout. Les enseignants reconnaissent par ailleurs à l’IA un bénéfice homogène sur les quatre compétences : 76 % pour l’expression orale, 75 % pour l’expression écrite, 74 % pour la compréhension orale et 79 % pour la compréhension écrite (rapport British Council, juillet 2024). Concrètement, la recherche documente des assistants vocaux partenaires de conversation, la reconnaissance automatique de la parole pour la prononciation, ou encore les correcteurs intelligents comme Grammarly utilisés comme outils de feedback.

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L’IA est-elle vraiment efficace pour apprendre l’anglais ?

Oui, mais sous conditions — et c’est précisément ce que les études de 2025 apportent de nouveau. Une méta-analyse publiée en 2025 dans l’International Journal of Applied Linguistics a synthétisé les études comparatives sur les chatbots et conclut à un effet positif moyen et statistiquement significatif sur l’apprentissage d’une langue seconde (taille d’effet g = 0,608), modéré par la mobilité d’accès, la modalité du chatbot et l’usage de l’IA générative. Une seconde méta-analyse, parue dans le Journal of Computer Assisted Learning, confirme que les chatbots génératifs favorisent l’acquisition d’une langue seconde. Une synthèse de 2026 portant sur 51 études va dans le même sens : les outils d’IA générative améliorent à la fois la compétence linguistique et les variables affectives et cognitives — motivation, engagement, réduction de l’anxiété (Springer – Discover Computing). Les revues systématiques récentes soulignent ainsi que les chatbots sont particulièrement utiles pour la fluidité orale, la qualité de l’écrit et la motivation, notamment parce qu’ils offrent un espace d’entraînement « sans jugement » qui diminue la peur de parler (Science Direct). La nuance, déjà présente chez le British Council, demeure : ces gains dépendent d’un cadre pédagogique explicite, et l’on manque encore de preuves sur la persistance des progrès une fois l’outil retiré.

L’IA peut-elle remplacer le formateur d’anglais ?

Non — et c’est l’un des enseignements les plus nets de l’enquête : 60 % des enseignants ne croient pas que l’IA et la traduction automatique rendront l’apprentissage des langues inutile, et 51 % restent sceptiques sur l’idée qu’en 2035 l’IA puisse enseigner l’anglais sans formateur (British Council). Même 80 % des répondants souhaitent que l’IA soit développée pour prendre en compte les variétés d’anglais du monde réel — prononciations, expressions locales — plutôt qu’une norme unique. Le consensus qui se dégage : l’IA complète le formateur (préparation, entraînement, feedback immédiat), mais ne remplace ni la relation pédagogique, ni la correction culturelle fine, ni l’ingénierie d’un parcours certifiant. C’est aussi la conclusion des ateliers organisés en novembre 2024 par le British Council et France Éducation international, qui ont réuni 80 participants de dix pays pour penser la formation des enseignants de langues à l’heure de l’IA.

Homme en train de jongler avec deux balles. L'un avec un drapeau français et l'autre avec un drapeau britannique.

Comment la France encadre-t-elle l’IA dans l’éducation et la formation ?

La France s’est dotée en juin 2025 d’un cadre d’usage officiel de l’IA en éducation, issu d’une consultation nationale de plus de 500 contributions : l’usage pédagogique des IA génératives par les élèves, encadré et accompagné par l’enseignant, y est autorisé à partir de la quatrième, et devient plus autonome au lycée dans un cadre défini explicitement (Ministère de l’Éducation nationale). Dès la rentrée 2025, un parcours de formation obligatoire à l’IA est proposé aux élèves sur la plateforme Pix, et un appel à projets de 20 millions d’euros financé par France 2030 vise à mettre une IA souveraine à disposition des enseignants pour la préparation de cours et l’évaluation dès l’année scolaire 2026-2027 (Ministère de l’Éducation nationale). Pour autant, l’institutionnel reconnaît un retard de formation : le rapport de l’inspection générale rendu en juin 2025 appelle à un « plan de formation massif » des enseignants et à des formations en présentiel dans tous les établissements (Labo de la Société Numérique). Un constat qui fait écho à celui du British Council : le vrai défi n’est pas l’outil, c’est la littératie IA des formateurs. Moins de 20 % des enseignants français utiliseraient aujourd’hui l’IA dans leur pratique professionnelle (GoStudent). Pour les organismes de formation, c’est une opportunité claire : intégrer explicitement l’IA dans leurs parcours de montée en compétences — tout en restant dans un cadre qualité certifié Qualiopi.

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Où en est le niveau d’anglais des Français en 2025 ?

Il progresse, et le numérique y est pour quelque chose. Selon l’édition 2025 du baromètre EF English Proficiency Index (2,2 millions de tests, 123 pays), la France gagne 11 places et atteint le 38ᵉ rang mondial, dépassant pour la première fois l’Espagne et l’Italie après cinq ans de déclin (PR Newswire – EF EPI 2025). La demande de formation reste massive : l’anglais demeure la compétence linguistique la plus demandée sur Mon Compte Formation. Pour les apprenants, le message est double : l’IA facilite l’entraînement quotidien, mais la certification officielle reste le seul étalon reconnu par les entreprises — d’où l’importance d’un parcours qui prépare réellement aux tests du marché (TOEIC®, VTest, Linguaskill…), et pas seulement à « discuter » avec un chatbot.

Comment bien associer l’IA et un formateur dans un parcours d’anglais ?

La bonne réponse n’est pas « IA contre formateur », mais un duo structuré. Pour les formateurs, les usages à plus forte valeur ajoutée identifiés par la recherche sont : générer et différencier des supports, faire pratiquer les quatre compétences en dehors du cours, fournir un feedback immédiat sur l’écrit et la prononciation, et créer des espaces de prise de parole sans anxiété. Pour les apprenants, l’IA est un partenaire d’entraînement quotidien — jamais un substitut à un parcours balisé vers une certification reconnue. C’est exactement la philosophie d’Abel Formation : des cours d’anglais en ligne sur-mesure (visio par Teams et e-learning), 100 % éligibles au CPF, avec préparation et passage des certifications TOEIC® 4 Compétences et VTest Business English 4 Skills, au sein d’un organisme certifié Qualiopi. L’IA y est un accélérateur d’apprentissage, pas une roue de secours.

Conclusion : l’IA change-t-elle vraiment la donne pour l’anglais ?

Oui, mais moins qu’on ne le craint — et plus qu’on ne l’exploite. Les données du British Council (2024) et les méta-analyses de 2025-2026 convergent : l’IA fonctionne pour l’entraînement linguistique, à condition d’être guidée par un formateur formé et intégrée dans un parcours certifiant. Les apprenants français, dont le niveau progresse pour la première fois depuis cinq ans, ont tout à gagner d’une approche hybride : la machine pour la répétition, l’humain pour la progression. Envie de passer à l’action ? Découvrez nos formations d’anglais éligibles au CPF et préparez votre certification avec des formateurs qui savent — enfin — tirer le meilleur de l’IA.

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Author: Birdy

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